Tête pensante du projet Dombrance et charismatique leader, Bertrand Lacombe pratique l'éclectisme avec une dextérité sans faille. Après huit années de violoncelle au conservatoire, la découverte conjuguée de la guitare électrique et des disques de Pink Floyd le détournent durablement du droit chemin. L'apprenti-sorcier s'amuse à mélanger dans l'athanor de sa musique pop les univers de Dr Dre et de Paul McCartney, ceux d'Electric Light Orchestra et de Depeche Mode. Le premier album de Dombrance, sorti en janvier 2005, ne pouvait ainsi qu'être résolument pop. Pop dans l'acceptation la plus warholienne du terme. Comme un prisme par lequel on ferait passer différentes couleurs, sans souci de hiérarchie, sans se préoccuper de respecter une unité de ton à tout prix. Dombrance, c'est le miroir où se reflète un personnage romantique, impulsif, qui découvre ses états d'âme sans fausse pudeur, se foutant bien et se jouant bien des étiquettes.