À quel genre de délire intégral, tout de même, peut conduire le choix de l'option russe comme LV1 au collège… Des bancs de Cassignol à la cave de répet, l'équipage a conservé un goût pour l'esthétique kitch d'un réalisme-socialiste de pacotille. À la scène : port de la chemisette rouge et brassard komsomol. À la ville : port du survêtement siglé en cyrillique. Une vraie discipline. Curieusement, le chanteur a opté pour un peu d'anglais et beaucoup de castillan. Il est vrai que dans son histoire, Bordeaux a accueilli globalement plus d'Espagnols que de Russes blancs. Quand on voit l'hystérie dans les clubs quand Aeroflot déballe sa brocante ambulante d'amplis et de synthétiseurs, on se dit que si Brejnev avait un peu plus écouté Devo, le dance floor aurait été quand même beaucoup plus disco-punk les 1er mai sur la Place Rouge.