Réunis en 1976, arrogants et sectaires, ils vivent dans les vieux
quartiers de Bordeaux: les répétitions dégénèrent
en exhibitions dans leur cave de la rue Buhan, le " local ". En
août 77, le groupe s'impose sur la scène du Festival punk de
Mont-de-Marsan en compagnie des "Clash" et autres "Damned" !…
Strychnine n'aura qu'un idéal: se défouler en public!
Pendant quatre ans, sillonnant la France dans un corbillard racheté
à bas prix, ils multiplient les concerts partout où c'est alors
possible, avec la même fureur intégriste.
Après un premier simple autoproduit (78), le " Suspect " (
" je suis jeune et je t'emmerde ") dont la pochette est confectionné
dans du sac poubelle, le groupe commet l'erreur de jeunesse de signer pour une major.
Il enregistre l'album " Jeux cruels " (80). Strychnine se trouve coupé
de son public potentiel malgré un pouvoir scénique unanimement
reconnu et la fascination pour des groupes tels que "Stooges" et "New
York Dolls". C'est après l'enregistrement du 2ème album "
Je veux " et avant qu'il ne soit dans les bacs que le groupe décide
de s'autodétruire en beauté. Un soir de janvier 82, dans leur salle
fétiche du Grand Parc pleine pour l'occasion, les 3 Strychnine
rescapés joueront …3 morceaux, avant de s'acharner sur la batterie
et les amplis…Long live Rock'n'Roll !
"Génération vaincue": une des premières composition
du groupe (77), titre fétiche, fera jusqu'à la fin l'ouverture
de tous les concerts de Strychnine.