En 1996 avec "666,667 Club", quatrième album du groupe, Noir
Désir ressoude ses liens quelque peu désunis suite à
l’interruption vocale de Bertrand Cantat et au départ d’une partie de
l’équipe. Ted Niceley, artisan des productions précédentes
(Tostaky et Dies Irae), est à nouveau aux manettes. Jean Paul Roy, ex
backliner remplaçant de Fred Vidalenc, enregistre pour la première
fois avec le groupe. Bertand a retrouvé sa voix et y engage plus que jamais
sa parole : "Un jour en France" est une diatribe scandée avec force contre
la dérive extrême droitière et la politique-mensonge qui
sévit dans l’hexagone. En 1997, après une tournée
conséquente, Noir Désir organisa pour son retour à Bordeaux
un concert-événement, sur un terrain adossé à
l’ancienne Gare d’Orléans, située sur la rive droite. "Un jour
à Bordeaux", en écho au titre choisi ici, fut un concert
symbolique pour un lieu symbolique ! Outre le groupe lui-même, l’affiche
comporta une quinzaine de combos bordelais révélateurs de la
période des 90’s, et pas mal d’associations engagées dans le
discours alternatif.
"Un jour en France" 3’13
(Bertrand Cantat / Noir Désir)
extrait de l’album "666,667 Club" avec l’aimable autorisation de Barclay,
un label Universal Music".